Il m'est brûlant de ne savoir
Comment te parler sans détours
De l'épi blond dansant au soir
Ô graine amie mais non d'amour
Portant la déchirure ancienne
De maux, que près de toi j'oubli
Et si la douleur reste mienne,
Ta javanaise l'adoucie.
Qu'à peine un bon moment ensemble
Plongé en un flot parme et bleu
Prend fin, que soudain en moi tremble
L'envie à nouveau d'être deux.
Pourquoi dont la foudre traîtresse
Frappe où là habite mon c½ur,
Tantôt pillé de sa noblesse
Par tes courbes venues d'ailleurs.
Si sur nos instants complices
Toujours, parfois, trop rarement
Les jours jumeaux font cicatrice
L'émoi saigne comme d'antan;
A jamais tu es cette voix
Dorée, saline et peu commune
Qui quand claironne le beffroi
Aux oreilles fait ma fortune.
Dans ta forêt verte oculaire
S'éveillent mes folles idées,
Plus d'une idylle imaginaire;
Brune marquise de Morphée
Voilà, poèmes et signaux,
Lys étranglés de cocardes
Qu'afin tu puisses sans rideaux,
Me voir tel que je te regarde.
En ces répliques brouillonnes
Elfes et diables complotent,
Mon masque tombe et tourbillonne,
Hurle l'aveu de Don Quichotte.
Le verbe s'allie aux gestes
Pour fuir la sérénade écluse
D'une plaie gitane et céleste,
De celle que je nomme muse.
Je ne peux bien longtemps encore
Déserter chimère assassine,
Cage de quiétude et décor
De clowns que patience chagrine.
S'il ne vit déjà capitaine
Pour qui Cupidon te veux dame
Allons bâtir nouvel Eden
Où notre union criera padam!
Ceci n'est pas chanson de plus
Mais pastelle déclaration,
Blé du danger et d'l'imprévu
M'épaulant en ta direction.
Je t'en prie, entends ma missive
Couleur rouge, rose et lilas,
Récoltes ce que je cultive,
Ainsi va la vie; Nicolas.
_ l - * ! ' M ° ,
_ l - * ! ' M ° ,
_ l - * ! ' M ° ,
_ l - * ! ' M ° ,
DrRimb@ud02®
Comment te parler sans détours
De l'épi blond dansant au soir
Ô graine amie mais non d'amour
Portant la déchirure ancienne
De maux, que près de toi j'oubli
Et si la douleur reste mienne,
Ta javanaise l'adoucie.
Qu'à peine un bon moment ensemble
Plongé en un flot parme et bleu
Prend fin, que soudain en moi tremble
L'envie à nouveau d'être deux.
Pourquoi dont la foudre traîtresse
Frappe où là habite mon c½ur,
Tantôt pillé de sa noblesse
Par tes courbes venues d'ailleurs.
Si sur nos instants complices
Toujours, parfois, trop rarement
Les jours jumeaux font cicatrice
L'émoi saigne comme d'antan;
A jamais tu es cette voix
Dorée, saline et peu commune
Qui quand claironne le beffroi
Aux oreilles fait ma fortune.
Dans ta forêt verte oculaire
S'éveillent mes folles idées,
Plus d'une idylle imaginaire;
Brune marquise de Morphée
Voilà, poèmes et signaux,
Lys étranglés de cocardes
Qu'afin tu puisses sans rideaux,
Me voir tel que je te regarde.
En ces répliques brouillonnes
Elfes et diables complotent,
Mon masque tombe et tourbillonne,
Hurle l'aveu de Don Quichotte.
Le verbe s'allie aux gestes
Pour fuir la sérénade écluse
D'une plaie gitane et céleste,
De celle que je nomme muse.
Je ne peux bien longtemps encore
Déserter chimère assassine,
Cage de quiétude et décor
De clowns que patience chagrine.
S'il ne vit déjà capitaine
Pour qui Cupidon te veux dame
Allons bâtir nouvel Eden
Où notre union criera padam!
Ceci n'est pas chanson de plus
Mais pastelle déclaration,
Blé du danger et d'l'imprévu
M'épaulant en ta direction.
Je t'en prie, entends ma missive
Couleur rouge, rose et lilas,
Récoltes ce que je cultive,
Ainsi va la vie; Nicolas.
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