Qu'on porte sur la berge à l'ami qui nous quitte
Quand décume amour sur les rochers d'aux revoirs
Qu'afin perdu, tel le nord si le flot s'agite,
Souvenir devienne solitude en boussole,
Aventure du baiser coulant sur la joue,
Au son de l'accordéon, do, ré, mi, frivole
Sifflent sur la rive les râles à genoux...
Comme un marin sur un navire en mer
Aux vagues l'ère d'avant, l'air de rien,
Radeau maudit des épaves de Baudelaire,
Que lorsque gronde Neptune il est bien.
S'il est vrai qu'à trop grandir un amour déborde
Par les marées du fond notre bateau sombra,
A trop pêcher arrive où les poissons mordent,
Prit dans courtois nylons, jamais plus ne sera
A l'instar d'adieux qui sur les toits s'abattent
Ce dragon, que cent courants mauvais entraînent
Vers les côtes de rupture et terrain pirate
Des yeux humides où se noient les sirènes...
Comme un marin sur un navire en mer
Aux vagues l'ère d'avant, l'air de rien,
Radeau maudit des épaves de Baudelaire,
Que lorsque gronde Neptune il est bien.
Calliope, les mâts en écharpe autour du c½ur
S'éloigne au large des remous qu'amour éduque,
Complice aux cordes de son filet, l'encre s½ur
Jetée par dessus bord, bras dormant sous ta nuque;
Ainsi partit matelot sur l'Indien ronflant
Mais hélas moi de même en croisière d'oubli
Car en outre femme, toujours à toi pensant,
Depuis ton abandon je connais que lundis...
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DrRimb@ud02®