Etait quand elle nous est apparue
Lolita qu'un talon allait trahir
En, malgré l'alizé sur l'avenue
Rejoignant face contre intempéries
A toute allure, l'aimable mignon
Qui patient aux guinguettes l'attendit
Tout en omettant l'heure et la raison;
Ils s'étaient en effet promis tous deux
De venir bringuebaler la routine
Et de rire autant que faire se peut
Jusqu'à ce que sonnent les matines.
D'une trotte pressante et malhabile,
Les pattes chaloupées des bas aux reins
Alors d'un futile battement de cils
Elle prit la sente du baladin
Quand nous ditons, maîtresse au vent sensible
Dans l'ode d'une foulée cavalière
Voulut tresser autant que fut possible
Sur son chemin en robe de pierres,
Les fils en ses passants à souliers bleus
Que Zéphyr délia pour canular,
Toute épanchait pour le content du n½ud
Soudain, débotta et prit du retard.
Ebranlée, elle perdit l'équilibre,
Peu s'en fallut que ne pleurât alors
En trébuchant, pareille à un homme ivre
Donzelle aux gambettes venant d'éclore.
Frustré des talents tangos et viennois,
L'aquilon bourreau patina vengeance
A celle ne sachant restée pantois,
Dès qu'une ribote ouvre séances,
Courant d'air raille bourrées, gavottes
Sur la piste où tâtonnent chaussures
Valse immobile épargne les cotes
Pour qui bise en danse égale fracture.
A cent lieux du piètre et fâcheux tracas
Achille son brave et beau fiancé
Guettait, vêtu en pompe d'apparat
Si à la ronde sa reine approchée
Puis, lorsque enfin il apprit la nouvelle
Vite aussitôt il accourut aux soins
En piétinant les m½urs de la ruelle
La où, sa dulcinée croula non loin;
Pourrait-elle toujours aller au bal?
Faute de le savoir, en bon galant
Pour présent, il offrit des sandales
A celle à qui il veut passer le gant.
Mis à part moi qui vous la racontasse,
Comble des Cendrillon de notre époque
Nul voudrait vivre, fable aussi cocasse
Dont encore les fourbes se moquent.
_ l - * ! ' M ° ,
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DrRimb@ud02®