Cambrent orant, fruit des dentelles honteuses,
Un corps en émoi mouillé de charme vestale,
Ivre écorce dont se pâment les pétales,
Fibre bohème éreintée de retenue,
Suave frisson, la poitrine à demi nue
Découvrant la romance et l'extase charnel,
Désir pénétrant le verger des courbes d'elle.
Plaisir des langoureuses moissons bénites
Affranchies de l'inconnu fleuron qui palpite,
Seul gardien du temple au vallon envoûté
Où les nymphes s'avilissent de pureté;
Doux remède parsemé d'or et d'impudence,
Nid des complaintes des poètes de Florence.
Dépérit le sort que l'archer divin jeta
Sous les pudiques frusques lainées d'angora,
Joug de tissus légers couvrant les rosales,
Fée des lubies qu'on réprime par la morale.
Impies sont les amants qui boivent à la fontaine,
Par laquelle pleur le béguin de porcelaine.
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