Le vallon envoûté

Le vallon envoûté
De tendres ébats aux flanelles fougueuses
Ca
mbrent orant, fruit des dentelles honteuses,
Un
corps en émoi mouillé de charme vestale,
Iv
re écorce dont sement les pétales,

F
ibre bohème éreintée de retenue,
S
uave frisson, la poitrine à demi nue
Découvrant la romance et l'extase charnel,
D
ésir pénétrant le verger des courbes d'elle.

P
laisir des langoureuses moissons bénites
A
ffranchies de l'inconnu fleuron qui palpite,
Seul gardien du temple au vallon envoûté
les nymphes s'avilissent de pure;

Doux rede parsed'or et d'impudence,
Nid des complaintes des poètes de Florence.
Dép
érit le sort que l'archer divin jeta
Sous les pudiques frusques lainées d'angora,

Joug de tissus légers couvrant les rosales,
F
ée des lubies qu'on réprime par la morale.
Impies sont les amants qui boivent à la fontaine,
P
ar laquelle pleur leguin de porcelaine.

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DrRimb@ud02®

# Posté le lundi 27 novembre 2006 12:37

Modifié le mercredi 12 novembre 2008 22:22

Troisième Reich

Troisième Reich
On croise parfois, passant au coin d'une rue
S
ur le pade l'oubli de la foule en crue
D
es damnés qui pavoisent parés de froufrous;
L
a milice brêmoise, pointe au rendez-vous.

La populace mire des balcons ternis,
Le mièvre troupeau des chiffons de la patrie
Q
ui défilait orné de l'aigle en bandoulière
D
énigrant psent, son lien révolutionnaire.

Désolation nationale des corrupteurs,
Couronnes et artifices des gouverneurs.
S
alut Goebbels, bras tendu et main levée
Derrière les barricades désemparées.

P
lastrons et postiches pressés d'individus
Q
ue des fascistes d'humani pourvus,
Partout des étendards et des boucles blondes,
Sous les riflards svastikas, étouffe le monde.


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DrRimb@ud02®

# Posté le mardi 10 octobre 2006 05:49

Modifié le mardi 10 novembre 2009 19:58

Agonie amoureuse

Agonie amoureuse

Que la chamade écume l'onde décriée
Re
frain des baisers qui ruissellent dans ton cou,
Rivières et reflets des printemps fredonnés
Abreuvant les veines de tes soufflets jaloux.

F
lirtes monotonie, en écoutant flétrir
Le charme quotidien de nos amours fripés,
Be
rcés de chaînes, ne cessant de s'alourdir,
Avances des autres jours miel écornés.

Vi
eillesse chevauche les fleuves de tes joues
Non moins tarissables que les miettes de nous,
C
ourcelle des regrets d'un murmure qui fane.

Sir
upeuse liberté aux lèvres qui courent
P
risonnier miné des rides qui l'entourent;
C
es fleurs du temps, à la figure il ricane.


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DrRimb@ud02®

# Posté le dimanche 01 octobre 2006 14:41

Modifié le dimanche 24 février 2008 23:05

Le Guerrier Pacifiste

Le Guerrier Pacifiste
Pieux guerrier pacifiste plein d'amertume,
Ce
lui qui par l'encrier fait pleurer la plume,
Qui entache et détache le grain du feuillet
O
ù s'arrachent et s'attachent chagrins démodés...
Change en tolérance ces nuées de balles
Qui ne sont que carences de l'amont vers l'aval.
C
alices de Bible et Coran dérisoires,
Inj
ustices irréversibles et notoires.
V
anité empirique, jets militaires,
Jo
utes politiques, plaie qui indiffère;
Me
nsonges vagabonds, dices des néraux,
A
llongent les canons, les mortiers, les caveaux...
Sa
ns enjeux de rebellions, l'enchanté mage,
B
elliqueux comme des lions, funts corges.
Venges-toi des armes, d'un passé broussailleux,
M
oi et mes larmes, pour un après harmonieux.
E
re révolue, des couplets qui chancellent,
H
ier rompu, une éternité nouvelle.
Lu
eur onirique, une valse à quatre temps,
Fa
veur alambiquée, deux enfants sur un banc.
J
'approche et j'entends le cri de la colombe,
Une broche, un serment écrit sur une tombe,
D
es champs d'erreurs marquées au fer qui font souffrir,
Do
uleur impopulaire qui ne fait que grandir.
Vie
ux guerrier pacifiste plein d'amertume,
Tu es celui qui de vérité nous parfume...

_ l - * ! ' M ° ,
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DrRimb@ud02®

# Posté le lundi 28 août 2006 06:18

Modifié le vendredi 29 février 2008 21:53

Comment te dire... Je t'aime?

Comment te dire... Je t'aime?

Faib
lesses finement napées de ratures
Sont
les sentiments malades de l'écriture
L
es verbes, mots et paroles battant retraite,
Piètres monts et babioles floqués de peut-être,
Com
ment puis-je conjuguer mentir à franchise,
Se
rments, promesses, que veux-tu que je te dise?

Si
ce n'est prémices de lignes et pensées
Qui dans mon doux cœur éprit déferlent cachées
Sur le safran d'été de nos futurs hivers,
S'en viennent languir mes questions et prières,
Q
uels exploits, labeurs et ou travaux accomplir
Dans l'espoir éveillé d'un cheveu, d'un sourire?

Mi
llésime convoitise et objet velours,
I
ncliné devant les cimes de tes contours
Je t
angue ainsi rêveur de glisser des rubans
Dans
tes mèches de nuit aux bouts de cuir luisants;
Ô mu
se coton, brise tous les dilemmes
Pour
que sans caution je te dise enfin je t'aime.

_ l - * ! ' M ° ,
_ l - * ! ' M ° ,
DrRimb@ud02®

# Posté le vendredi 18 août 2006 04:28

Modifié le dimanche 21 juin 2009 20:15